Les coteaux de la Champagne historique se situent autour de l’Abbaye d’Hautvillers.

 

De Cumières à Ay de Hautvillers à Mareuil sur Ay le vignoble est représenté particulièrement par des coteaux prestigieux. Ces collines ont été défrichée et mise en valeur par les moines de il y a pratiquement 1 000 ans.

Les 7 cépages utilisés jadis ont été remplacés après la cirse du phyloxera (voir ma lettre du printemps 2019) principalement sur ce secteur par le Pinot Noir, le chardonnay et Pinot Meunier, dans de plus faibles proportions.

 

La grande notoriété internationale des Crus d’assemblages de la Champagne nous la devons essentiellement au travail de recherche de qualitative à un moine célèbre Dom Pierre Pérignon que tous connaissent aujourd’hui grâce à la bouteille de Champagne Millésimée et prestigieuse de la maison Moët et Chandon actuellement détenue avec la majorité de grandes maisons par le groupe LVMH.

Certains petits vignerons on investit peu de moyens dans la production et cela a permis de garder certaines techniques anciennes qui ont encore leurs adeptes aujourd’hui.


D’autres vignerons, comme nous, ont au contraire fait évoluer largement leur façon de travailler et ont investi collectivement dans un matériel récent, permettant une approche différente des vinifications.Se côtoient aujourd’hui en Champagne des techniques ancestrales et d’autres, très modernes associées au meilleur de la tradition, ayant été depuis validée par la science œnologique.

 

Chardonnay et Pinots étant des cépages éminemment modelables, ces techniques différentes définissent des styles variant de la grande finesse à une certaine rusticité des vins. Aujourd’hui « le goût standard » du Champagne n’a plus cours ; il y a une variété et une multiplicité d’expression ainsi que de l’origine du terroir. Certains vignerons veulent faire transparaître dans les vins, un inventaire de ces différentes approches, d’autres font des nonocépages et des monocrus allant parfois à la mono parcelle.


Nous avons choisi essentiellement l’assemblage d’au moins deux cépages pour rester fidèle
à la tradition de l’embouteillage de Dom Pierre Pérignon, puis depuis de nos ancêtres, Léon Boutet et Gabriel Boutet. Avant Léon le vin étant vendu en barriques aux négociants de l’Avenue de Champagne à Epernay.

 

TRAVAIL DU SOL

En utilisant des techniques appropriées de travail du sol et de la vigne ( viticulture durable, enherbement etc) , il est possible de récolter régulièrement des moûts titrant avec un bon potentiel alcoolique, avec des pH oscillant entre 2,30 et 3,20, des AT entre 4,5 et 6,5 gr (en sulfurique) suivant le taux d’acide malique du millésime. Au domaine, nous avons très rarement recours à la chaptalisation, jamais plus de 0,5% alcool sur des moûts titrant au minimum 12% naturel.

 

Le pH : un peu de chimie !

Le potentiel Hydrogène du sol, ses teneurs en matière organique, en argile et en minéraux peuvent influencer considérablement la disponibilité des oligo-éléments

Pour aider la vigne à se défendre contre les maladies nos utilisons des Oligo-éléments et faisons des analyses de sols tous les ans. Ce sont des éléments minéraux nécessaires en très faible quantité, environ quelques centaines de grammes par hectare et par an à la vigne. L’excès ou le manque d’un oligo-élément peut provoquer des accidents préjudiciables aux ceps et à la qualité et à la quantité de la récolte

Les oligo-éléments participent à la photosynthèse de la vigne. Les problèmes liés aux oligo-éléments sont souvent liés au type de sol et à de mauvaises conditions météorologiques.Une bonne gestion de l’acidité des sols, un drainage ou griffage suffisant et les traitements phytosanitaires appropriés évitent ce genre de désagrément. Une carence étant toujours plus facile à rectifier qu’une toxicité ! Nous faisons donc régulièrement des analyses de sol pour connaitre quels sont les principaux oligo-éléments nécessaires à la vigne.

Le bore.

Il joue un rôle important dans la structure des parois cellulaires, la nouaison et la formation des raisins ainsi que dans le métabolisme des protéines et des glucides. Les symptômes de carence en bore entraine une fragilité cellulaire, bloque les autres éléments et peut entraîner coulure et millerandage.

Le Cuivre

Il joue un rôle dans la production de chlorophylle. Il peut aussi intervenir dans la suppression de certaines maladies. Les carences en cuivre sont rares, sauf peut-être dans les sols très sableux. Elle entraine une sensibilité aux déshydratations, aux maladies cryptogamiques et bactérioses.

Le fer.

Il est nécessaire à la formation de chlorophylle, à la respiration végétale et à la formation de certaines protéines. La carence en fer, aussi appelée chlorose ferrique se manifeste d’abord sur les nouvelles feuilles qui jaunissent entre les nervures.Les facteurs liés aux carences en fer s’observent par des pH élevés (sol ALCALIN) , et des déséquilibres avec d’autres oligo-éléments comme le molybdène, le cuivre ou le manganèse.

Le manganèse.

Il intervient dans la photosynthèse et la production de chlorophylle. Il contribue à activer les enzymes participant à la distribution des régulateurs de croissance dans le végétal. Les carences en manganèse provoquent le jaunissement des tissus entre les nervures des nouvelles feuilles. Le vert des feuilles pâlit graduellement, sauf près des nervures où il reste foncé. Trop de manganèse peut se manifester dans les sols ayant un faible pH. (sol ACIDE)Des taches brunes ou des zones marbrées de jaune apparaissent alors près de la pointe et sur le pourtour des vieilles feuilles ce qui donne des grappes boudinées, ramassées, au lieu d’avoir des croissances normales, on peut avoir des arrêts végétatifs.

Le zinc

Il est important dans les premiers stades de croissance et dans la formation des raisins. Il joue aussi un rôle dans la production de la chlorophylle et des glucides. Le zinc est relativement immobile à l’intérieur du plant. Les symptômes de carence apparaissent d’abord sur les nouvelles feuilles et prennent la forme de marbrures, d’une chlorose entre les nervures, de rayures ou de bandes de couleur différente. Autres conséquences de cette carence : blocages de croissance, arrêt végétatif, risque d’accumulation azoté avec sensibilité aux maladies et parasites.