Nous sommes  privés  de précieux moments d’échange avec noss clients.

 Je trouve ce monde actuel très peu à mon goût...trop de peurs et d' incertitudes habitent les êtres humains....et moi j ai besoin de la force de l espoir et de curiosité joyeuse pour marcher dans ce monde... je ne me sens jamais aussi bien que quand  je peux partager cela avec esprit et gaieté avec ceux qui viennent à la maison. Mais la cour reste désormais désespérément vide et je lutte pour ne pas me laisser envahir par la sinistrose ou la médiocrité que je sens surgir des entrailles humaines en ces temps si compliqués. 

J’attends de voir ce que le surlendemain promet…

 

En attendant je vous propose de lire  LE DEPAYSEMENT / VOYAGES EN FRANCE de Jean-Christophe BAILLY aux éditions du Seuil 2011

Sujet de ce livre est la France. Le but est de comprendre ce que ce mot désigne aujourd’hui et s’il est juste qu’il désigne quelque chose qui, par définition, n’existerait pas ailleurs.

L’auteur essaye de répondre à la question de l’identité du territoire en prélevant dans le paysage, des éléments d’une possible réponse. Les frontières, les rivières, le montages, les écarts entre le nord et le midi sont de possibles réponses, mais il y a aussi des couches de sédimentation de la conscience historique qui surgissent au détour des routes et des chemins que l’auteur a emprunté.

Vous êtes sur une page multilingue qui vous dirigera vers la langue que vous choisirez

Sind finden hier die Link auf Eure Sprache -  Ich bitte Sie auf Ihren Wappen zu cliken sind finden in dem Erklärungen

Woul'll find here the Link to you language - Please follow your map to see the Champagne art of life.

drapeau allemanddrapeau anglais

This part is unfortunately only in French. We apologize...

but if you come home,we are able to explain

you lots of thing in

ENGLISH and DEUTSCH

« Depuis que le virus s'est insinué dans notre vie, il a sapé notre sommeil.  Il a  tout sapé,  le salaud. Notre moral, notre santé, notre joie de vivre. Tout ? Presque. Il n’aura ni  nos souvenirs, ni notre monde imaginaire. »  Tatiana de Rosnay (les lettres d’intérieur lue par Augustin Traquenard sur France Inter).

 

flute1 dégustation de Champagne offerte par couple (valeur 10€)flute2

 

La partie accueil de notre activité Champagne est toujours en sommeil.

Apartir du 11 mai nous serons en capacité de recevoir notre clientèle et nos amis du Champagne Gabriel Boutet.

Nous vous invitons à respecter les règles et les distances de sécurité sanitaire lors de vos déplacements.

Pensez à garder une consommation raisonnable d’alcool pendant cette période !

 

        Unsere Aktivitäten und Verkostungen sind immer noch ruhend…

aber ab dem 11 Mai sind wir wieder geöffnet und freuen uns Sie bei uns zu empfangen.

         Wir laden Sie ein, die Sanitären Regeln zu respektieren zb. die Entfernungen der Gesundheitssicherheit beim Einkaufen.

Denken Sie daran, einen angemessenen Alkoholkonsum während dieser Zeit zu halten!

 

        From May 11, our entire organization will be able to collect and deliver your parcels on several thousand Relay Points in Europe.

  Our aim is to guarantee you a quality network at no extra cost and a satisfactory experience for our customers,

while ensuring the safety of our employees, operator and partners delivering you our Champagne.

 

photo cour et accueil

 

 

CHAMPAGNE ! LETTRES & POESIES DE CONFINEMENT A CUMIERES

photo texte poésie Patricia canards mars 2020

 Ce concours est ouvert à tous.Envoyez moi par mail vos poésies en ce temps de confinement.

Il n'y a pas de thème précis.

Les proses sont autorisées.

Tous les participant.e.s se verront offrir une coupe de Champagne

dans notre jardin après le confinement

à une date que je vous communiquerai par mail.

Il n'y aura pas de classement, toutes les poésies seront affichées et lues.

 

Patricia 23 mars 2020

 

BETTINA ENGEL-WEHNER 

 

Champagne et Poésie

Frühlingsanfang
Erwachen.
Aus dem Winterschlaf.
Drängen.
Aus scheinbar totem Holz.
Die ersten Blätter.
Angezogen.
Vom Licht der ersten langen Tage.
Gibt kein Halten.
Gibt kein Warten.
Brechen durch.
Ernten.
Still und unbedarft wohlig warme Strahlen.
Bezaubern.
Meine Augen
Weiden am Wunder der Natur
und meine Sinne ruhen.
BETTINA ENGEL-WEHNER
[PS. JE]

 

Mathilde Hopstädter  (Lembach 67)

 

Champagne et Poésie

Regards croisés

Devant la laideur devant l'horreur

Il se dérobe se détourne et fuit

Des autres la déchéance ou le malheur

L'agresse le blesse le suit

Des abîmes sans fond de tous ces êtres

Il est le voyeur indifférent et traître

Mon regard

Et pourtant celui de l'autre humain

Me bouscule me poursuit me choisit

Attend ma réponse Me voici

L'appel pressant comme une prière

De reconnaître en lui mon frère

M'instaure face à lui sujet enfin

Sous son regard

Si les yeux parlent à visage découvert

En quête d'attention bienveillante

S'ils accueillent l'onde de choc

Furtive incertaine et troublante

Que provoque leur message équivoque

Et interrogent le sens offert

De nos regards échangés

Alors devient possible oeil ouvert coeur battant

De tomber le masque durci aux aléas du temps

De dévoiler l'intime désir les richesses enfouies

Gardés dans l'âme en mémoire profonde

De frôler l'indicible l'invisible l'inouï

En miroir capter toute la beauté du monde

Dans nos regards croisés

Qu'en nos nuits tournées vers l'aube nouvelle

Telles poussières d'étoiles entre terre et ciel

Se révèlent et scintillent nos destinées

Dans la parole enfin partagée

Mathilde H.

 

 

 

logo 2 verres

 Champagne et poésie

Le vent de chez nous

Le vent de chez nous, de chez moi

Trouble à peine le calme plat

De cette étendue fertile, de ses vallons

Bien à l'abri des lignes bleues des monts,

Quand, de frimas en canicule,

Sans grande transition,

Les saisons se bousculent

Pour fleurir joie, rires et chansons.

D'autres vents pourtant ont soufflé

La tourmente, la folie, la désolation,

À moments répétés, en des temps passés.

Aiguisées, les sombres passions,

Bousculées, les frontières bien établies

Avant qu'y lève un vent de liberté,

Qu'un avenir de paix nous sourie,

Que grandisse, entre ses rives, la fraternité.

Sur ma terre natale, en ses demeures,

Ce vent se fait bol d'air primordial

Qui insuffle son premier cri vital

À l'enfant juste né. À père et mère, le bonheur.

Cet héritier d'un caractère bien trempé,

Ne sera pas cette girouette livrée

À tous vents de doctrines identitaires,

Balayant les repères des valeurs humanitaires.

Ce vent s'élève en coquine et joyeuse musique

Au souffle des cuivres, des bois, des voix,

Pour chanter les instants magiques

Où l'amour, l'amitié, la solidarité font Loi.

Ce vent fripon se veut charmant complice,

Fin murmure, bruissement de souffle ténu

Au chercheur, au poète, au premier venu

Si Muses et Grâces leur oeuvre accomplissent.

En ma maison aux quatre vents exposée,

De mon être, à l'abri comme en plein vent livré,

Il sera l'ultime soupir à mon heure dernière

Qui conduit la vie vers son mystère.

Alors, le Souffle des commencements,

Pour mon émoi, mon ravissement,

Déchirera le voile d'une autre destinée

De mes jours, enfin comblés d'éternité.

Mais pour l'heure, je vais... où me pousse le Vent !

 

 

 

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Champagne et poésie

L'attente à bras-le-corps

L'attente

de qui de quoi

de je ne sais

ni de quoi ni de qui ni où ni quand
Mathilde H.

 

 

 

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Champagne et poésie

Attente

cette déchirure

à fleur de peau

brûlure au vif de la chair

lancinante soif à étancher

Attente

cet espace visité

par l'oeil à l'affût

au-delà de l'horizon

d'un vide redouté à assumer

Attente

cette griffure

du coeur écorché

impatience qui dure

manque essentiel à combler

Attente

gouffre à ciel ouvert

de tout l'être en éveil

sans cesse tendu

vers ses rêves les plus fous

Attente

sirène tentatrice

qui affole les pas

à poursuivre en courant

d'envoûtantes chimères

Attente

giron réceptif

à l'attention aiguisée

du probable, de l'inattendu

toujours ailleurs et autrement

Attente

récolte espérée

le nez en l'air

de semences dispersées

fleurant bon l'enfance passée

Attente

ce coquillage vibrant

de l'oreille aux aguets

d'une parole désirée

à jaillir du puits du silence

Attente

statue figée

les bras offerts

souffle court coeur battant

du retour incertain de l'ami

Attente

quête inquiète

enfin calmée comblée

de la joie de te trouver

et du bonheur d'aimer

Attente

folle du logis

qui toujours doute

de la confiance accordée

à la certitude d'être aimée

Attente

compagne de route

encore et encore

de traversées de déserts

à la recherche d'une source

Attente

à bras-le-corps

au fil du temps

attente infinie

accueil de tous les possibles

L'attente

de ce que je sais être

cette étoile lointaine

une vie pétrie d'éternité

Mathilde H.

 

 

MichElLe ANCEAUx  ( EPERNAY 51)

 Champagne et Poésie

 

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Si…

Si je volais

Vers les hauts sommets

Je partirais

N’en déplaise aux parfaits !

Je crierais,

Espérant u’ils entendent

Les douleurs

Afin de leurs sens

Ouvrir leur cœur

Que les rochers

Discrets

De leurs secrets

A jamais gardés

S’évaporent

Et respirent

Au matin

Câlin

Repartirais

Si je volais

Michelle ANCEAUX 03.04.20

 

 

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Entracte

Bonbons, caramels, esquimaux, chocolats

Salles qui s’arrêtent de respirer

Sièges rouges qui pleurent

Le fantôme des lieux oublié

Se retourne sur le vivant.

Bonbons, caramels, esquimaux, chocolats

Les murs crient d’une douleur sourde

Personne pour entendre leur souffle.

L’attente dans le noir une lumière s’est etient

Discrète, mais l’histoire renaitra

Alors, le fantôme racontera

sa solitude, son confinement.

Comme autrefois, nous rêverons

Devant des histoires nouvelles.

Bonbons, caramels, esquimaux, chocolats

 Après le café le matin, 2 mai 2020 Michelle ANCEAUX

 

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EN CHAMPAGNE

L’homme file à toute allure

Sur la route de Dizy

Assis sur son curieux enfin.

Personne pour assister

A ce passage d’un autre temps.

Magritte aurait aimé ce voyage

Riant : ceci n’est pas un poêle !

En effet, il se tenait droit

Sur le couvercle émaillé,

Estampillé Godin,

Pour un voyage dans sa tête.

Michelle ANCEAUX

2 Octobre 2016

 

 

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LE JOUR DU DEPART

Le jour du départ

Elle ne comprend pas

Chacun s’agite Se presse autour d’elle.

Le jour du départ

Il fait encore nuit noire

La famille s’affaire

Dans le silence morbide.

Le jour du départ

Blottie dans sa couverture

Elle garde les yeux mi-clos

Pour se souvenir d’ici.

Le jour du départ

Puisse-t-elle bientôt

Revenir dans ce pays d’amour

Où refleuriront les fleurs de la paix

Michelle ANCEAU Septembre 2016

 

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CHAMPAGNE

Rires feutrés parmi les chuchotements

Du précieux breuvage dans les cartons

Que peuvent –ils se dire

Eux qui sont en transit

Vers un ailleurs inconnu ?

Ils peuvent trembler ou tressaillir

Ils imaginent l’approche de tel ou telle

Un courant d’air violent

Ou une délicate brise au passage

Le suspense arrive

Lorsque l’inconnu daigne s’arrêter

Pour s’interroger,

Hésiter et enfin peut-être

Les saisir sans les connaitre

Presque un enlèvement violent.

Michelle ANCEAU novembre 2015

 

 

PATRICIA huckel millet  (Cumieres 51)

 Champagne et Poésie

 LIGNE DE VIE - LIGNE DE COEUR -  LIGNE DE MAIN

C’était un matin de mai

Le soleil brillait sur la rivière

Il avançait dans un silence qui me bouleversait

Le vent soufflait

Des mots sur mon cœur brûlé

Le coq chantait

D’une voix essoufflée

Lorsque de loin, de sa nuit

Je l’aperçu, en un éclair je compris

Que jamais avec ses yeux il ne pourrait

Soutenir le regard de celle qui dans son ventre l’avait porté


Mon cœur se mit à hurler

Mes mains à trembler

A genoux fléchis

Je priais

Je quémandais au Ciel

Que ses yeux puissent

Dans mon regard voir le sien

Il nous fallut de longues années

Pour arriver avec à traverser

La bulle dans laquelle notre fils était enfermé

Il avait neuf ans quand il me dit

« Je savais que tu étais toujours à mes côtés

Mais je ne comprenais pas

Que tu étais ma mère

Maintenant je le sais

Parce que mon cerveau a compris mon cœur »

PHM

 

 

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Champagne et poésie

 LE REVOLIN

J’étais en ce bel automne naissant

À l’ancre depuis un certain temps

Revenue du pays où souffle le Niederwind

Lorsque sur la rivière un  puissant remous

Soudain souleva des gerbes d’eau dans un panache

Une branche d’acacias se détache

Et dans un élégant tourbillon saupoudre

Ses fleurs roses en pluie d’étoiles

Sur le rivage près de mon voilier

L’air chaud poussé par des vents d’Aval

Emporte un bruyant  vol d’abeilles

Des ramilles frémissent 

La voile se gonfle sur le grand mat

Le Revolin ce vent délicat et stratège

Pour ne pas abîmer ma voilure

Dans sa grande bonté fait un demi-tour galant

Ma grand ‘voile est ballotée

Mon cœur par tant de pudeur touché

De l’autre côté de la rivière

La Harle qui soufflant de mars à fin avril

A asséchée la boue des chemins

Des papillons cueillent la rosée

Dans des feuilles d’églantiers

Sur le rivage d’une herbe brûlée

Par la Soulaine d’été

Un homme sur le dos couché

Rabaisse son chapeau sur ses yeux fatigués

Soudain une bourrasque brise

Avec fracas

Contre la coque de mon embarcation

La vague lourdement

Je suis troublée

La rivière frémit dans un grand bruit

Semblable à celui de Monsieur de Pont de l’Écluse

Lorsqu’il souffle de Grenoble à Genève

Quand arrive le  printemps à Megève

Éprouvée par tant de beauté et

Prise par le Revolin

Je fais provision de gerbes d’écumes

Qui dans un arc en ciel

Telles des gouttes de miel

Sur les risées du fleuve s’évanouissent

Le silence survint

Magnanime messager d’Éole

Revolin

S’est tu comme le fait

Le Thalwind qui souffle le matin au lever

Et  le soir quand le soleil est couché 

Avec lui les mots disparus s’évanouissent

Comme une source tarie dans le désert

Mon cœur se serre

Je ne sais plus quoi faire

Sur ma grand’ voile règne la misère

Et mon âme gémit et erre

Dans cette désolation

Je compte grain par grain

Le sable de cette terre

Dans la clarté de l’absence

Ma voix se brise dans le silence

J’étouffe je m’épuise

Les mots éteints je guette

J’attends la fête

Ces mots magiques

Dans un aller retour ailé

Dans un souffle de liberté

Balayé par l’Écorche-Ville du comté de Flandre

Apportaient capiteux vers le rivage

Un chant et des mots tendres

 Je suis en peine et me languis

Des non-dits étourdissants

Qui jadis dans mes cheveux coupés

En un chaud murmure évident

Apportaient la vie

Depuis mes lèvres se dessèchent

 Se tordent dans l’espérance de l’eau vive

Du vent qui dans la joie

Raviverait ma foi

Dans un dernier soubresaut

Pour faire provision

Des risées soulevées du fleuve

J’ai de mes dernières forces

Pour m’abreuver d’Eau

Happé l’air messager du très Haut

Esprits malicieux des sources

Magiciens vaillants des rochers

Arbres centenaires et puissants

Appelez que reviennent  le vent

Et avec sa cohorte

Ne serait- ce que dans

Un murmure

Le Revolin

PHM

 

 

 

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Champagne et poésie

A celui qui se reconnaitra

Il tient dans ses mains une présence,
Il tient le rire et le sax,
La parole facile à dire
Et la musique avec aisance.

L' humour à son corps défendant
Est comme une armure étincelante,
Il vit entouré de flammes
Et la simplicité est son parent.

Le cœur vagabond et les yeux rieurs
Son regard clair n’a pas une ride,
La confiance est sa maison
Aux grandes vitres de lumière.

Son âme torturée se cache, entière.
Sa puissance primitive,
Et ses élans de plaisir
Semblent oublier l'hiver.

Le temps qui passe
Le rend riche de souvenirs
Et son rire  joyeux parfois
pour le bien connaît des éclats.

Pareil au sang qui circule,
dans mes vaisseaux robustes
Il nourrit de patience
Ma difficile intimité
Et il a toute mon amitié.

PHM

 

 

 

 

 

 

 

Le temps des cerises au champagne GABRIEL BOUTET
Rosé
Perle de Rosée
 
AUBE

J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route
du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes
se levèrent sans bruit.

Arthur Rimbaud, décédé en 1891 Illuminations

champagne rosé  AURORE

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand décédée en 1876

oiseau printemps
 
AUBE2
LE TEMPS DES CERISES

 Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

AUBE1
 

 FLAN  AUX COULIS DE  FRUITS ET AU CHAMPAGNE


 Pour 6 personnes

1/2 l d'eau

250g de semoule fine

beurre, sel

300g de sucre

2 oeufs entiers

6 blancs d'oeufs

liqueur au choix

1/2 bouteille de Champagne

 

Verser l'eau et le Champagne dans une casserole , portez à ébulition, jetez-y en pluie la semoule. Faites cuire 20 mn.

Ajouter à l'appareil, le sucre et une pincée de sel, ajoutez les oeufs entiers battus en omelette et en dernier lieu, les 6 blancs montés en neige ferme.

Versez dans un moule à côtes beurré, faites cuire au four dans un bain marie envrion 30 m. Laissez refroidir.

Renversez sur un plat et nappez de fruits rouges que vous pourrez parfumer d'une liqueur au choix.

Si vous ne rajoutez pas de liqueur vous pourrez dégustez un verre de Champagne Rosé Perle de rosé qui s'alliera admirablement à la fraise, aux cerises ou mûres.

Si vous nappez de pamplemousse, d'annanas ou de poires, groseilles ou mangue, servez une flûte de Champagne Demi-sec Douce Nuit d'Ete.

Bon appétit.

 

  Pour ceux qui ne connaissent pas le Lac du Der Charles MILLET vous en raconte l’histoire 

Trois villages engloutis pour sauver Paris des eaux !

Lac du Der etiage dautomne 2 Charels Millet 12.2019

 

 Ce plan d’eau de 48 km2 (à son remplissage maximal) est devenu un lieu de tourisme populaire pour tout l’Est de la France et au-delà, et un havre providentiel pour quantité d’espèces animales. Les soixante mille grues cendrées qui fréquentent le lac chaque année.

Suite aux importantes crues de la Seine à Paris en 1910 et 1924, l’État décida de désengorger le fleuve et ses affluents. Ainsi, en 1938, fut construit un premier lac-réservoir à Champaubert-aux-Bois de 450 ha. Cette partie du lac est aujourd’hui appelée le Vieux Der. Entre 1952 et 1974, l’Institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine qui gère aujourd’hui le lac, projeta puis mit en place la création d’un immense lac-réservoir.

La réalisation du lac du Der, sur la Marne, a entraîné l’engloutissement de trois villages du bocage champenois. Leurs habitants (environ trois cents) ont résisté en vain à la marche implacable de l’administration. En huit ans, ils ont été indemnisés et évacués ; puis on a rasé et incendié les bâtiments.

Construit depuis 1967, 89 digues retiennent l’eau et la  confine.  Le fond du lac est constituté d’argiles  en assure une impérméablité. Le lac du Der-Chantecoq est inauguré 3 janvier 1974 suivit de la mise en eau du lac  par le ministre de l’équipement de l’époque, Robert Galley. On n’a jamais retrouvé depuis le lac les inondations d’avant dans la vallée de la Marne et Paris.

Pour la réalisation du plan d’eau, il fallut détruire des hectares de forêt, des fermes, des étangs et trois villages. Augustin Moïse le maire du village s’est battu durant 25 ans contre le projet. Quand le préfet est arrivé dans le village il lui dit à la fin de la réunion : « Si je peux me permettre monsieur le prefet, si les parisiens sont assez cons pour contruire des maisons dans le lit majeur de la rivière où ça innonde réglièrement, c’est bien fait pour leurs gueules ». Il dira aussi « il n’y a pas de catastrophes naturelles il n’y a que la bêtise humaine. Il faut apprendre à vivre avec la nature et pas contre celle-ci. En montagne on ne construit pas un chalet dans un couloir d’avalanche » Depuis ces dires, 15 000 hectares de batiments on été constuits dans le lit majeur de la rivère.

Un village Musée.

Jules Rosier paysan et Augustin Moïse maire de Nuisement furent les porterurs de ce projet. Dans le site on découvre une immense maquette de bâtiments à pans de bois faite par Jules Rosier le paysan amoureux de son village. Tout y est représenté de façon réaliste à l’échelle 1/30e

Créé en 1999 par la volonté des anciens du village, le musée du pays du Der a été voulu pour conserver la mémoire et la vie traditionnelle des trois villages disparus. Le Village Musée du Der retrace les étapes de la construction du Lac du Der.

La mairie-école, l’église et son cimetière, la maison du forgeron ainsi qu’un pigeonnier de Nuisement-aux-Bois, ont, quant à eux, été reconstruits au Village Musée du Der à Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement.

 

lac du Der aigrette2 dec 2019 Charles MILLETLac du Der Canard colvert 2 DEC.2019 Charles MILLET

Vous pourrez y découvrir l'histoire poignante des trois villages détruits, la vie et les métiers d'autrefois.

Le musée se compose de plusieurs bâtiments à pans de bois, chacun abritant un thème différent comme par exemple,  des ateliers de vannerie de branches de tilleul pour tresser des paniers…cette technique ancestrale a été perdue.

Une bonne partie des villages engloutis est à 4 m à peine quand le lac est au niveau maximum. De nos jours, beaucoup de ruines sont toujours visibles plusieurs mois dans l année à marée basse, lorsque l'étiage est au plus bas en automne avant les pluies d'hiver. Il ne reste des trois communes englouties que l’église de Champaubert, aujourd’hui sur la presqu’île de Champaubert où, majestueusement elle se mire dans l'eau du lac comme si elle voulait saluer les villages disparus à jamais. La pire épreuve des habitants a été de voir les tombes ouvertes et les cercueils des defunts déterrés. Les restes ont été transférés dans le nouveau cimetière où enfin ils reposeront pour l'Eternité.

Dans ce village on fabriquait des poutres de chêne et on les transportait jusqu’à Paris.

Pour avoir toujours des poutres sous la main, on stockait dans l’eau le chêne fendu par les scieurs aux longues scies qui tranchaient directement le long du tronc. Le Chêne est l'arbre des forêts du Der. Le mot "Der" signifie Chêne chez les Celtes. Cet arbre est le symbole du Der. Il fut longtemps amené à Paris par la Rivière Marne, comme un radeau. On raconte que les poutres de la charpente de Notre Dame de Paris viendraient de cette forêt du Der abattue par" les scieurs de long". Lorsque ces hommes revenaint de Paris où ils vendaient le bois, ils accorchaient après la brague, longue perche pour se guider dans la rivière, un grand tissu rempli de vivres. Aujourd ‘hui encore on appelle les habitants de Saint-Dizier, les BRAGUARDS, ceci parce que les habitants du bocage ont été relogés dans des maisons et immeubles à Saint-Dizier.

 

La mare jadis, était  très importante , elle permettait d’y puiser l’eau pour éteindre les fréquents incendies. Un autre point important est l’agencement des maisons entre elles : on construit 2 maisons puis un espace,  le tout est configuré en quincone et comme la terre est argileuse on y creuse un trou au mileu,, la pluie en fait une mare qui servira à éteindre les feux si besoin. Lorsqu’une maison brulait, les habitants s’entr’aidaient et en 1 semaine la maison était reconstruite avec les poutres que l’on grattaient,  le torchis servait de ciment et d’isolant.

Un potager de légumes anciens et des jardins viennent compéter la visite : le jardin des insectes, hôtes particulièrement précieux pour les jardiniers. Des aménagements adaptés, des fleurs spécifiques et un endroit propice (prairie fleurie, mare et compost à proximité) en font un lieu conçu pour favoriser la reproduction des insectes.

 

 

Dans le village on racontait qu’une guérisseuse, l’arrière grand-mère Henriette du maire monsieur Moïse, savait soigner les coliques des nourissons grâce à sa connaissance des vertues thérapeutiques de la rhubarbe. Mais devenue veuve elle cherche un autre gain plus lucratif. Henriette alla donc chercher des sangsues sauvages dans les mares et les revendait aux hopitaux militaires de VITRY LE FRANCOIS (une somme équivalente aujourd’hui à 300€).Mais un jour, suite à de fortes précipitations les mares sont si remplies qu’elle ne peut plus chercher les sangsues. Par « hasard » un feu se déclenche et les habitants pour éteindre le feu puisent dans les mares ce qui descend le niveau de cette dernière, et Henriette peut de nouveau chercher ses sangsues. Mais la pluie redouble et un nouveau feu se déclare dans une dépendance. Cela parait suspect car aucune raison ne permet d’affirmer l’accident ; donc cela semble criminel. Les habitants décident de surveiller les maisons et vont surprendre Henriette... et ce sera sa fin.

Le château d’eau avec une vue imparable est sans aucun doute le meilleur point de vue sur le lac du Der ! Il faut monter quelques marches mais le jeu en vaut la chandelle. Une vue à 360° sur le lac et le bocage vous regalera. Pour vous heberger consultez le Harras des Etalons, vous y serez très bien logés.

  Champagne Gabriel Boutet reproduction interdite Photos collection  Patricia H MILLET

 

LES GRUES DU DER

Aux premiers froids, quand les gelées blanches fixent le dessin des toiles d’araignée sur le fil des vignes, quand les feuilles mortes font un chemin bruissant sous les pas, on entend un jour dans l’air léger du matin un croassement doux et lointain qui vient d’on ne sait où et qui grandit, se précise jusqu’à ce que l’on découvre à l’horizon une ligne onduleuse : les grues !

Elles arrivent du fond du ciel, par-delà la crête dentelée des arbres et glissent au dessus de nous pour aller se reposer sur le Lac du Der en Champagne avant de refaire route encore plus vers le Sud. Parfois leur ligne se brise, se reforme, serpente, tantôt accrochée aux nues comme la queue d’un fantastique cerf-volant, tantôt brisées en un chapelet qui s’égrène. Elles grandissent, soudent leur ligne en un triangle dont la pointe s’enfonce dans la brume; parfois, l’une d’elles se détache et vient prendre la tête ; elles sont maintenant droit au-dessus du village, on distingue leurs cous tendus et l’imperceptible battement de leurs ailes est émouvant. La ligne ondule et glisse encore. Le croassement n’est plus qu’un murmure et que l’on croit entendre encore quand les voyageuses ont disparu vers le sud.

 

C’est la veille de l’hiver. On sème les blés. Le vigneron commence à tailler ses pieds de vignes. Il arrête sa tâche et lève la tête vers les oiseaux qui passent. Le vigneron, dont toute la vie s’est usée entre caves et vignes s’étonne de ces vagabondes qui vont par-dessus les clochers, par-dessus les pays, le cou tendu vers des lointains insoupçonnés. La main posée sur un piquet de tête en bout de vigne, le vigneron suit leur vol qui s’enfonce dans l’horizon, puis il les perd de vue. Son regard reste fixé vers ce tout petit croassement qui s’efface dans un souffle du vent. Il revient au travail dans sa route de vigne, ébloui d’avoir un instant franchit avec les voyageuses la borne de l’horizon.

                

J’ai choisi ce texte « Une enfance » de Jules MAROUZEAU  publié aux Editions colin- Bourrelier, Il est le contemporain de Gabriel Boutet. MAROUEZAU est né dans la Creuse en 1878 mort en 1964 (Gabriel Boutet est né en 1897). Jules MAROUZEAU  a vécu la tragédie des deux guerres, face à face avec la mort sur les fronts de la Champagne. Il fut agrégé de lettres en 1907 et professeur à la Sorbonne.

Je me suis librement inspiré de quelques unes de ces lignes, en hommage aux ancêtres de la famille Boutet. Comme ceux de Jules MAROUZEAU, les aïeux de Luc sont creusois. Dans ses textes Jules MAROUZEAU rappelle assez longuement que son père avait fait à pied le trajet de Paris pour mener la vie des maçons émigrants, qui s’expatriaient pour une meilleure vie en gagnant celle-ci grâce à leur savoir faire de maçons et de tailleurs de pierres. Il en fut de même pour les fondateurs de la maison Boutet qui après avoir aidé à construire les caves de l’Avenue de Champagne à Epernay, s’établirent à Cumières et à Chouilly.

photo toile darraignée hiverphotos vignes cumieres les culées

 

 

 

 

 

 

 
Le Champagne est le vin de fête par excellence, ne nous en privons pas à Paques.
Difficilement remplaçable, il est dégusté pour célébrer de nombreux événements dont fait partie
PAQUES
 
Avec ces petites bulles subtiles, perles de saveurs, le Champagne est un vin noble qui se mérite.
 
En Champagne il l y a pléthore de producteurs, récoltants, assembleurs, manipulateurs qui travaillent de petits terroirs souvent, comme nous, inférieurs à cinq hectares. La majorité des propriétées est inférieure à 50 ares. Sur 15 000 producteurs, seuls 4 200 commercialisent.
 
photo fleurs impatiences
 
Les champagnes que nous produisons- et que l'on on appellent  "les petites maisons"-  sont souvent  excellents mais les réseaux de distribution sont  à l'écart des grandes surfaces. Nos ventes se font  au domaine, aux amis de nos amis, à notre très ancienne et fidèle clientèle et aussi par de petits réseaux divers et variés comme des  petits salons -dégustation de particuliers
 
Votre Champagne préféré  Gabriel Boutet fait parti de ces  outsiders qui flirtent avec les grandes marques et dans ce sens peuvent vous surprendre très agréablement à  un prix très abordables. Nous n'avons pas à rougir de nos Cuvées soigneusement assemblées !
 
photo Pâques 2011 Abeilles
 
On sert principalement le champagne à l'apéritif ou au dessert.  Ceux qui aiment, peuvent le servir également lors d'un repas poisson, voire avec certaines volailles.
- Le champagne se boit frais mais pas glacé. En hiver entre 8° dans un seau à glace, millésimé ou plus ancien à 10° pour noter les subtilités qui seraient anesthésiées à température moindre.
- Le champagne est traditionnellement et généralement  - sauf pour les Blanc de Blancs- un assemblage de cépages et d’années différentes. Ceci permet de garantir un maximum de cohérence dans la signature de chaque maison.
- Un champagne millésimé est plus rare et signifie que l'année a été assez intéressante pour le  vigneron décide de ne pas harmoniser le goût général de sa marque. Ainsi le consommateur ne retrouvera pas la signature habituelle du vigneron mais la signature de l’année.
 Ceci implique qu'un champagne millésimé est forcément atypique et surprenant par rapport à notre gamme traditionnelle. Cette spécificité est le fruit de cinq ans passé en cave et d’un travail spécifique qui fait de la bouteille Millésime 2008 par exemple, une très grande dame qui offre une multitude d’approches aromatiques surprenantes en fonction de l’époque à laquelle vous déboucherez la bouteille.
Le Millésime 2011 est actuellement en vente , il est très frais, vif et il vous surprendra pas sa minéralité.
 
 

 Champagne Rosé Red Radiant Gabriel Boutet sur saumon
Cusine et vins de France
 
photo recette saumon
 
Rouleaux aux deux saumons
2 fines tranche de saumon d’Écosse fumé 1 tranche de saumon d’Écosse frais de 200 g environ 6 bouquets ou 50 g de crevettes grises cuites et épluchées 1 bouquet garni 1 petit pot d’œufs de saumon 2 branches d’aneth 1 branche de cerfeuil sel et poivre blanc moulu frais
 
Etapes
 

*Décortiquez les bouquets, ne gardez que le corps. Jetez les carapaces et les têtes écrasées dans de l’eau ou un léger court-bouillon, avec un petit bouquet garni. Faites bouillotter 15 mn puis passez.
Pochez les bouquets 3 mn dans le bouillon et égouttez.

Pendant ce temps, écaillez le saumon, ciselez les herbes, réservez-en quelques touffes, coupez les bouquets en petits morceaux (les crevettes resteront entières).
Faites pocher le saumon, la peau au fond, dans le bouillon à peine frémissant pendant 3 mn. Puis éteignez, couvrez et laissez encore dans le liquide, feu éteint, 1 ou 2 mn selon que vous aimez le poisson cuit ou peu cuit.
Épluchez le saumon, désarêtez-le et émiettez-le ou fragmentez-le. Mixez le poisson avec une cuillerée de bouillon, les herbes, sel et poivre.

Étalez les tranches de saumon fumé. Tartinez-les avec le poisson mixé jusqu’à 1 cm des côtés, disposez dessus les bouquets ou les crevettes, des œufs de saumon, quelques brindilles d’herbes et roulez le saumon fumé comme un saucisson.
Ficelez-le pour le tenir fermé et mettez au frais (clayette du haut du réfrigérateur) jusqu’au lendemain.
Au moment de servir, déficelez, et présentez en tranches épaisses avec une vinaigrette bien relevée et une salade de cresson ou de pourpier comme hors d’œuvre ou tel quel pour l’apéritif.

 


Champagne  Gabriel Boutet Bouteille  Rosé "Perle de Rosée" ou Miss Pat* demi-sec 

 

photo recette tartelettes

 

 

Dessert sucrée aux amandes

6 feuilles de brick 250 g d’amandes mondées 15 cl d’huile 6 cuil. à soupe de sucre glace 2 cuil. à soupe de cannelle en poudre 6 jaunes d’œufs 75 cl de lait 125 g de sucre en poudre 2 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger

Etapes

Préparez la crème anglaise : faites bouillir le lait, puis éteignez le feu. Dans une jatte, fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre, versez dessus le lait chaud en filet sans cesser de fouetter. Reversez l’ensemble dans la casserole et faites épaissir sur feu doux en remuant. Dès que la crème nappe la cuillère, versez-la dans un saladier et laissez refroidir. Ajoutez alors l’eau de fleur d’oranger, mélangez, couvrez et mettez au frais jusqu’au moment de servir.

Faites chauffer un peu d’huile dans une poêle et faites-y frire une à une les feuilles de brick sur leurs deux faces pour qu’elles soient dorées et croustillantes, en remettant un peu d’huile à chaque fois. Egouttez-les séparément sur du papier absorbant.

Faites frire les amandes dans le reste d’huile, égouttez-les. Quand elles sont froides, concassez-les et mélangez-les avec 4 cuillerées à soupe de sucre glace et la moitié de la cannelle.

Au moment de servir, posez une feuille de brick sur un plat de service, répartissez dessus un peu de mélange aux amandes. Recommencez jusqu’à épuisement des ingrédients en terminant par une feuille de brick. Décorez le dessus avec le reste de cannelle et de sucre glace. Servez avec la crème anglaise très fraîche.

 

photos vignes cumieres les culées

Photo Patricia MILLETde la collection personnelle Champagne Gabriel Boutet 2018

 

Notre vignoble de 4 hectares est planté en majorité de Pinot Noir qui règne en maître sur les coteaux de CUMIERES et DAMERY.

Nous avons également des parcelles de Pinot Meunier et de Chardonnay afin d'être fidèle à l'assemblage historique du village et de la maison.

 

Nos vignes sont situées exclusivement sur les parcelles de CUMIERES et nos vins sont issus des raisins qui sont notre propriété et que nous cultivons personnellement et de façon éco-responsable sans externalistation de la main d'oeuvre.

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«  Partez et rapportez moi le plus bel  habillage pour l’une de mes bouteilles »

Afin qu’il y ait aucune dispute, le patriarche conduisit ses fils devant le domaine,  puis souffla trois plumes en l’air en disant :
«  Là où elles voleront, telle sera votre direction, allez ! »
L’une des plumes s’envola vers l’ouest, l’autre vers l’est. Quant à la troisième, elle voltigea tout droit à faible distance, puis retomba bientôt au sol tout près de la rivière qui coule en contrebas du domaine familial.
 
Alors l’un des frères partit à gauche vers l’est, tournant le dos au village, l’autre à droite en longeant le chemin de halage et le troisième resta près de la troisième plume. Il se demanda pourquoi le vent l’avait destiné à rester si près de l’affaire familiale.
Il s’allongea en cette fin d’hiver d’une douceur précoce dans l’herbe d’un vert puissant . Le soleil éclaboussait son visage déjà buriné par des journées passées aux vignes à tailler les pieds afin qu’ils reprennent vigueur. C’est cette nouvelle force qui leur fera porter la vendange à l’automne prochain.
L’homme couché sur le dos, rabaissa son chapeau sur ses yeux. Il s’endormit promptement. Alors que le long de la rivière, passaient péniches  et canots de plaisanciers, arrivait dans un souffle de vent  tiède tourbillonnant, une petite embarcation portant deux voiles.
 
C’est le Revolin, ce vent, qui réfléchi par un obstacle, revient sur lui-même. Ce sont les deux voiles, qui trop proches l’une de l’autre, ont produit le Revolin. La voile du devant déventa  la seconde voile. L’embarcation avait tourné sur elle-même. Elle rebondi et emporta sur son passage les ramilles.
 Ce sont celles des longues branches retombantes  sur l’onde  d’un  saule planté trop près du lit de la rivière.  
Puis l’embarcation s’arrêta net. En descendait une demoiselle, qui portait  un  long fourreau  de soie qui bougeait avec le vent.  On aurait dit qu’elle s’était  enveloppée d’un morceau de la grand-voile qui flottait fièrement  au grand mat.
 
L’homme allongé sur la rive se réveilla soudainement.  Il fut surpris de tant de bruissements.
Lorsqu’il s’assit, il vit  cette femme qui portait sur l’épaule gauche, une étole dans un dégradé de couleur parme.  La belle inconnue bougeait avec une telle grâce qu’on aurait dit que le vent s’était engouffré sous son fourreau. Le Revolin a plus d’un tour dans son sac !
Lorsqu’elle  se rapprocha de l’homme asssi dans l’herbe,  celui-ci  crut voir l’eau  de la rivière se miroiter dans les yeux gris vert de la miss.
Comme si de rien n’était, la dame  se baissa avec élégance  et cueillit quelques pâquerettes qu’elle plaça derrières l’oreille droite.
 
 
photo plume de paon
En se relevant elle ouvrit  son ombrelle faite de plumes de paon, qu’elle porta avec délicatesse au-dessus de sa tête. Il était quinze heures, ce dimanche-là.
Ce fut comme un mirage. L’homme se frotta les yeux comme pour être sûr de bien être réveillé. 
Il remit ses lunettes et resta un long moment songeur.
 
Maintenant il était à genoux sur l’herbe le dos tourné regardant fixement la rivière. Il y a avait à côté de lui une plume de paon et un petit bouquet de pâquerettes. Il savait qu’il était en train de rêver, mais il savait aussi que c’était réel.
Il se leva lentement. La belle inconnue avait disparu et nulle  trace du voilier, il y avait juste là devant lui une  embarcation semblable à une coquille, en bois  verni et merveilleusement patinée ; c’était le voilier de Bernard et de Josy qui abordait de temps à autres à Cumières.
C’est dans cet espace-temps que l’homme , à qui le patriarche avait demandé « d’aller »,  se souvint de la promesse faite à sa femme : être créatif. C’est ainsi que sont nées Pluie d’Etoiles, Etincelles et Miss Pat*Rosé que vous pourrez découvrir à la Saint Valentin chez nos dépositaires en Alsace.
 
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L'automne
 
Ce matin, Madeleine est bien lorsque qu’elle quitte son voilier sur la rivière en contrebas du village. Sur le pont près du quai où était accostée sa chaloupe, elle a attendu le lever du soleil juste en amont de la rivière frémissante. Un lever de soleil sur la plaine alluvionnaire déjà brune de sa belle terre retournée sur laquelle dansait une petite brume rose ; le spectacle émut Madeleine. Cette terre retournée de la plaine est l’avenir pour les semences de demain. Le contraste était saisissant avec les coteaux de vignes en feuilles, porteuses de promesses d’une vendange à venir d’ici quelques jours. De belles grappes allaient bientôt remplir les paniers des vendangeurs. Ces fruits sont la récompense du soleil, de la lune et du travail de la terre par les soins donnés par des hommes et des femmes…/…Après une bonne soupe à midi partagée à la table familiale, elle est allée vers les vignes pour goûter des grains de raisin ! Les grains, un peu serrés de la grappe, étaient légèrement tachetés par le chaud soleil du mois de septembre. Elle est fière du raisin de sa vigne! Elle tâte, croque et écrase contre son palais la peau un peu dure qui cède. Quelques gouttes coulent des commissures de ses lèvres, elle passe sa langue puis sa main pour s’essuyer. Le jus est encore un peu acide, mais déjà agréable et la sensation de la peau discrète mais un peu épaisse dans sa bouche, lui fait du bien…Elle décide de laisser mûrir quelques jours encore ; les grappes vont tenir leurs promesses…/.. 
Il ne fait plus aussi chaud et elle avait sous-estimé le vent, ce vent qui venait d’un coup la happer et heurter, alors elle tente un refuge. Trop contente d’en trouver un dans une cadole, elle a accepté malgré la contiguïté des lieux, de le partager avec un vieux vigneron qui cassait la croûte. Les cadoles sont des petits abris de pierres dans lesquels les vignerons s’abritent en cas de fortes pluies ou de vents violents, ils y rangent aussi de menus outils pour biner la terre comme cela se fait de nouveau désormais. 
La vendange a été belle et bonne, les mouts sucrés et acides comme on les aime en Champagne. Les cuves sont remplies et le vin travaille, bouillonne, fermente, sent. Une vie de vigneron, un nouvel avenir, un millésime peut être, nous le sauront au printemps. 
 
 L'hiver
 Bientôt commence la taille, les sarments ne peuvent vivre et porter des fruits qu’à condition d’être unis au cep pour recevoir la sève provenant des racines. La sève circule dans la vigne, jusqu’au mois d’Août puis commence ce que l’on appelle l’aoûtement, les brins verts deviennent bruns et le raisin attend le vigneron. Quand l’homme ne prend pas soin correctement de son corps et de son esprit, la vitalité s’amenuise et la qualité de vie décroit, l’homme perd ses perspectives et ses repères. Il se trouve alors privé de sécurité et la panique s’empare de lui, stressant son organisme. 
La vigne est tel un corps, c’est le vigneron qui en prend soin. Les sarments stériles sont ôtés et ceux qui portent les fruits sont rabattus…cela ressemble à un arrachement. L’arrachement, même s’il crée une plaie, le vigneron sait qu’il peut le soigner, et c’est ainsi qu’en coupant un sarment, la vigne rajeunira. Cette taille purifie. 
La taille a pour but de nous ramener à un lieu, à une concentration, à un essentiel. Madeleine ramassera et séchera les faguettes de sarments et en fera pour Noël un joyeux feu dans la cheminée. 
Extraits inédits de 9855 jours® Patricia HUCKEL Millet