LE CHARDONNAY


On le trouve plutôt au Sud Ouest d’Epernay.
Il  représente 35 % des raisins champenois. Il affectionne les sols calcaires et la craie, c’est la raison pour laquelle on le retrouve plus facilement sur les coteaux qu’en plaine.
Le débourrement, c’est lorsque le bourgeon sort de sa gangue ou bourre, est plus précoce que pour les deux autres cépages champenois. Il est donc plus sensible au gel de printemps. Le cépage est assez productif.
La grappe est de forme allongée et les grains ne sont pas trop compacts. Le moment de la floraison est délicat, la fleur a tendance à avorter s’il y a trop de vent, de la pluie ou des températures basses.
La peau est assez mince, d’où l’éclatement possible en fin de maturité.

 

 

PINOT NOIR


Au sommet des versants est planté le Pinot noir.
Il représente 40 % des raisins champenois. Il aime les terrains argilo-calcaire, préfère les hivers froids et les étés tempérés. Il est majoritairement planté au Nord Est d’Epernay sur la Montagne de Reims et sur trois villages ayant deux A.O.P. Ambonnay, Bouzy, CUMIERES. Il est utilisé pour les Champagne Rosés et les Coteaux Champenois ® qui sont des vins rouges tranquilles de Champagne.
Il est assez vigoureux mais sensible au manque de fer (chlorose) . Ses grappes sont plutôt compactes et de grosseur variable avec des épaules larges. 
La pellicule est plutôt épaisse ce qui le rend moins sensible au botrytis.
 
 

 

PINOT MEUNIER


Le fond du vallon où les risques de gelée sont plus grands, est planté en Pinot meunier.
Il représente 25 % des raisins champenois. Il a la particularité d’avoir une production de brins importants ce qui nécessite une attention particulière au moment de la taille, de l’ébourgeonnage et du palissage (quand le vigneron met les brins dans les fils).
Sa maturité est plutôt rapide, il est sensible au botrytis.

 

 

L'AMPELOGRAPHIE


L’ampélographie est la science qui décrit la morphologie des cépages, des feuilles et de la structure des grappes
La feuille de vigne du  Chardonnay est large et revêt  un vert très vif et brillant.  Les lobes sont largement échancrés.
La feuille de vigne du  Pinot Noir est d’un vert franc.
La feuille de vigne du Pinot Meunier est recouverte d’un duvet  blanchâtre, ce qui lui a valu son nom Meunier par analogie à la farine du meunier lorsqu’il moud le grain et que tout se couvre de poussière blanche. Ses feuilles sont petites et nombreuses.
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LES MALADIES DE LA VIGNE

 
Le Phylloxéra : du grec phyllon « feuille » et xeros « sec »  
C’est un minuscule puceron originaire d'Amérique du nord. Il fut responsable, dans la deuxième partie du 19e siècle, d'une terrible catastrophe causant d'épouvantables dégâts sur les vignobles français et européens. La recherche d'un remède pour combattre le fléau a monopolisé toute l'énergie des viticulteurs des scientifiques et des hommes politiques.
 
Dès 1863, une mystérieuse maladie provoque le dessèchement des sarments et des feuilles, entraînant la mort des ceps. En 1868, la maladie s'étant propagée à une vitesse foudroyante dans les vignes. Bientôt elles seront dévastées par  la présence de « centaines, de milliers de pucerons vus à divers états de développement. Le mal est immense, et a un caractère contagieux. Au début des années 1880, les trois quarts du vignoble français ont disparu ».
 
Le botaniste Jules-Emile Planchon, et  le docteur Victor Signoret, entomologiste parisien à qui Planchon avait envoyé des spécimens,  reconnaît un phylloxéra proche de ceux vivant sur des chênes et qui provoquaient le dessèchement des feuilles, d'où leur nom (du grec phyllon « feuille » et xeros « sec »  ). Le responsable est nommé : phylloxéra vastatrix (du latin vastatrix « dévastateur).
Planchon établit, en 1870, que le phylloxéra avait été introduit par des viticulteurs ayant importé des plants américains supposés plus résistants à l’oïdium (champignon ). Planchon partit en mission aux Etats-Unis et revint avec un grand nombre de plants américains qui furent expérimentés à l'école d'agriculture de Montpellier 
 
Dans leurs laboratoires ou leurs champs d'expérimentation, les scientifiques cherchent des solutions pour sauver la viticulture française. Plusieurs propositions sérieuses sont avancées : la submersion des vignes, la lutte chimique avec le sulfure de carbone avec des injections de sulfure de carbone au pied des ceps, au moyen des grosses seringues métalliques (PHOTO) et le recours aux vignes américaines. C’est cette dernière solution qui a sauvé le vignoble.
 
Au fur et à mesure, les techniques de greffage s'améliorent, le choix des plants américains s'affine, l'adaptation des plants se fait selon les différents territoires.
 
Entre 1885 et 1895, un nouveau vignoble est implanté en France, réduit cependant d'un tiers : 1 740 000 hectares  en 1900 contre 2 600 000 en 1865. Mais, très rapidement, le vignoble régénéré  arrivera à produire dans les années 1900-1909 57 millions d'hectolitres de vin contre 53 millions en moyenne avant l'arrivée du phylloxéra. Les modifications techniques imposées par la lutte contre le « puceron dévastateur » vont entraîner des changements radicaux dans la culture de la vigne.
Le pylloxéra est toujours présent dans les sols mais la nematode vecteur de la maladie n'atteint pas le pied américain qui est reisistant à la maladie.
 
La rédaction de cette page  a été faite grâce aux auteurs suivants : L'Invasion du vignoble par le phylloxéra / J. Paul Legros. - 2008 (copie de 1993).- 17 f. : ill. ; 30 cm. Académie des sciences et lettres de Montpellier, séance du 14-06-1993, conférence No 2102, Bill. n° 24, pp. 205-222. Victoire sur le phylloxéra / Rémy Pech.- 1979.- pp. 77-78 : ill. In : Histoire (8 du 01/01/1979). Et le plant américain sauva la vigne française... / Gilbert Garrier.- 1979.- pp. 70-723 : ill. In : Histoire (141 du 01/02/1991). Une Coopération exemplaire entre entomologistes français et américains pendant la crise du phylloxéra en France (1868-1895) / Yves Carton, Conner Sorensen, Janet Smith...- 2007.- pp. 103-125 : ill. Extr. des Annales de la société entomologique de France, 2007, 43 (1), pp. 103-125.
 

Phylloxéra

Dessin Masako Taëron - Archives Larousse

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