Connaissez vous les raisins de la Champagne depuis la replantation après le phylloxéra ?
Tout le monde connait le Chardonnay !
Ce raisin blanc représente 30% des pieds plantés en Champagne et ainsi ce raisin ne peut produire que 30% du volume des bouteilles commercialisées et applelées Blanc de Blancs. Préssé son jus est blanc !
Le Pinot noir, raisin noir à pulpe blanche repésente 45% des surfaces plantées en Champagne.
Mais connaissez vous le Pinot Meunier ?
Il représente 25%
LE PINOT MEUNIER, appelé aussi Gris Meunier, Blanc Meunier, Auvernat Gris, Farineux Noir ou Meunier.
Cépage noir, le Pinot Meunier est avant tout connu pour entrer dans la composition des Champagnes souples et fruités, il apporte la gourmandise au champagne. Il sert surtout à être lié au Pinot Noir et Chardonnay.
Le Champagne produit avec 100 % de Pinot Meunier est comme son cousin issu du Pinot Noir, appelé Blanc de Noirs
On dirait que jusqu’il y a peu, qu’il souffrait d’un complexe d’infériorité face à la gloire incontestée de son frère noir. Le rôle de billant second lui convient tout à fait. Souvent méconnu, malgré ses indéniables atouts, une question se pose : pourquoi les champenois semblent avoir presque honte de ce cépage au point de le proscrire de la plupart des 17 villages classés Grands Crus ?
Il y a peu il a surgi soudain de sa retraite, pour nous gratifier de ses flaveurs indicibles et voilà pourquoi apprécié de partout !
Un heureux changement des mentalités s’est opéré ces dernières années, au point de voir fleurir de plus en plus de 100 % meunier.
Mine de rien, ce sont ses senteurs qui colorent le bouquet du Champagne, Meunier Blanc de Noir Zéro Dosage 1er Cru de LUC MILLET et le Champagne Carte Noire 1er Cru LUC MILLET en lui donnent le style, les émotions, grâce au fruité et au charme que seul cépage oublié sait si bien improviser, pour embellir ce vin envoûtant.
Le Meunier, avec ses grandes feuilles aux échancrures profondes trahissent son apparence avec une pilosité blanche et sous la feuille des minuscules grappes, compactes et à très petits grains à la peau épaisse et noire mais à chair incolore descend directement d’un cep de race royale mais est enfariné et cela tout simplement parce que l’aspect blanchâtre et duveteux de ses feuilles donne l’impression qu’elles se couvrent de farine qui lui vaut son surnom de meunier (même nom évocateur en allemand avec Müller.
Son arbre généalogique n’a d’ailleurs rien à rougir des autres cépages qualifiés de nobles. Il est en fait le demi-frère du pinot noir avec lequel il partage les mêmes caractères biologiques et organique.
Très peu répandu en dehors de la Champagne
Il est possible de trouver le Pinot Meunier vinifié seul en champagne ou assemblé au Pinot Noir, donnant naissance au champagne Blanc de Noir
Ce cépage sait séduire, tout en se faisant respecter. Comme un seigneur féodal, il établit son fief dans la vallée de la Marne où il dicte sa loi aux conditions de culture. Les sols riches et humides conviennent à cette vigne résistante. Sa tactique contre la gelée consiste à fleurir plus tardivement
Il s’accommode des terres argilo-calcaires, marneuses, voire argileuses, sur des terres en général assez riches aime bien les zones humides ainsi que terrains les froids en bas de coteaux négligés par le pinot noir et le chardonnay.
Le Pinot Meunier et s’épanouie le long de la rivière Marne et le village de Charly sur Marne dans la vallée sur les méandres de la rivière Marne où elle occupe 80% des 320 ha faisant de cette commune la capitale champenoise du pinot meunier.
Ailleurs, il produit aussi quelques rares vins rouges tranquilles issu du petit vignoble de l’Orléanais et de Touraine. On le rencontrait jadis en Alsace et aujourd’hui encore dans les Côtes de Toul.
En Europe, il existe une petite production de meunier en Allemagne, au Württemberg sous le nom de Müllerrebe, de Schwartzriesling ou blau postischtraube en Autriche Postischtraube en Autriche.
Il est présent en Nouvelle-Zélande, en Australie (Miller burgundy), en Afrique du Sud et en Californie. Dans l’état de New-York et en Grande-Bretagne, une petite production de sparkling wines 100 % pinot meunier.
Ses points forts Le tout premier est sa rusticité et sa résistance aux gelées (conduite en hautains). Il débourre plus tard que ses deux autres co-cépages, pinot noir et le chardonnay. On le plante donc là où le vignoble est le plus menacé du terrible gel printanier, c’est-à-dire dans la partie la plus occidentale de la vallée de la Marne.
Cette vigne ne se montre jamais difficile. Elle se contente des terrains que dédaignent le pinot noir et le chardonnay. Sa santé vigoureuse lui permet de supporter vaillamment le froid et la sécheresse.
Le bourgeon floral reste hermétiquement fermé alors que ses voisines le Pinot Noir et Chardonnay ont déjà commencé par étaler les petites feuilles. Ses pétales, d’un vert tendre, situés à la base du bourgeon, restent fermement soudés par une substance visqueuse inaccessibles aux chenilles et protégé des derniers gels de printemps.
Il mûrit plus vite et plus facilement, y compris dans les sites moins bien exposés. Enfin, son rendement est aussi plus régulier et en moyenne de 10 à 15 % supérieur au pinot noir, offrant des vins qui ont dans leur jeunesse un fruité très agréable.
En points négatifs, l’acidité faible qui lui confère un potentiel à mal vieillir et atteindre la finesse qui caractérise son cousin et rival, le pinot noir.
Une fois sorti de son corset, la vigne porte des baies serrées en grappes compactes, d’où sa grande vulnérabilité quand il pleut trop en automne. En effet l’eau de pluie tend à stagner entre les raisins. Non évaporées, les gouttes emprisonnées favorisent la contamination par les champignons parasites (l’oïdium).
Néanmoins, les pluies printanières, même abondantes, n’altèrent guère la vivacité des pollens de ce cépage. La fructification et le rendement de cette vigne se montrent habituellement réguliers en dépit des aléas météorologiques de la saison. C’est loin d’être le cas du pinot noir souvent victime de coulure par temps excessivement pluvieux.
Bien que la floraison du pinot meunier ait lieu plus tardivement par rapport à celle des deux autres cépages, cela ne l’empêche point d’atteindre la maturité avant les vendanges grâce à sa promptitude à synthétiser ses réserves de glucose pendant les mois ensoleillés. Sa vigueur peu commune face aux gelées printanières explique sa grande réputation en Allemagne où les viticulteurs l’appellent également « vigne meunière » (Müllerrebe).
LES MALADIES DE LA VIGNE AU 19. SIÈCLE

Dessin Masako Taëron - Archives Larousse



