Cette année les mois d’hiver étaient froids et même parfois neigeux.
En février nous avons eu des beaux jours mais nous ne sommes pas à l’abri du GEL jusque fin mai.
Il existe plusieurs types de gel
Le GEL RADIATIF C’est le plus courant que l’on retrouve en hiver et au printemps dans les zones les plus septentrionales. Généralement un phénomène local.
Il se caractérise par le refroidissement normal des sols durant la nuit. La journée de soleil chauffe le sol et celui-ci emmagasine de la chaleur. Au coucher du soleil le règlement permis se met en place et pompe la chaleur du soleil l’atmosphère refroidit les premiers mètres au contact du sol.
Les dégâts sont localisés et limités généralement en fond de vallon et dans les points bas des parcelles. Ce sont systématiquement les mêmes zones qui sont touchées. Ils sont situés en bas de parcelles
en fond de vallon.
Quand le froid provient du sol l'action du gel se situe sur un temps assez court avec un point culminant en fin de nuit et au lever du jour. Souvent n'y a pas de vent. Le ciel est dégagé. Ces deux derniers paramètres sont les principaux à surveiller.
Le GEL ADVECTIF Concerne des zones géographiques importantes. Plus rare est davantage caractérisé par l’arrivée d’une masse d’air froid et de vent. Lorsque l’humidité est élevée, on parle de gelées blanches. Dans le cas contraire on parle de gelée noire. Plus la température est basse moins l’air contient d’eau.
Le froid provient du ciel. Le temps d'action du gel peut être long (plusieurs heures à plusieurs jours) Généralement il y a présence de vent. Le ciel peut être couvert ou non.
Les dégâts sont importants Ils sont globaux à la parcelle Les parcelles touchées sont situées dans des zones exposées et en hauteur.
Malgré ma réticence je suis contrainte d’accepter que le verre joue d’une importance cruciale durant la dégustation.
LE VERRE EST UN OUTIL ESSENTIEL POUR VALORISER LES CHAMPAGNES !
Ayant participé à une dégustation à l’aveugle dans la maison LEHMANN à REIMS il y a un peu plus d’un an, un magnum de la maison Taittinger a été servi dans 5 verres, et, je dois admette que le Champagne ne me semblait pas être le même selon la forme du verre dans lequel je dégustais !
Je reconnais que je préfère boire dans une flûte ainsi je participe à la publicité collective faite à la Champagne et au Champagne. Vous reconnaitrez immédiatement que le vin servi est celui de la région de Champagne !
Originaire d’Alsace j’avais jadis l’habitude de boire les vins d’Alsace dans des verres incontournables et délicats aux grands pieds verts ! Aujourd’hui quand je reviens au pays seuls ceux comme moi qui revendiquent encore l’Alsace connaissent ces verres à pieds grands comme celles de nos cigognes !
Le verre de Champagne lui aussi a connu une véritable métamorphose reflet des goûts et des usages de chaque époque
D’abord servi dans la Coupe large et peu profonde icône des réceptions mondaines du XIXe siècle et symbole de la fête glamour et de l’époque de nos grand’mères, la boisson effervescente de Champagne y perdait toutefois rapidement ces bulles et ses arômes malgré son fort dosage en sucre…
Et que dire des coupes encore plus anciennes qui avaient le pieds creux pour récupérer le dépôt encore difficile à enlever au dégorgement jusque dans les années 1920 !
Au milieu du 20e siècle c’est la flûte élancée qui s’imposera, incarnant raffinement élégance, elle sublime la finesse et l’effervescence mais limite l’expression aromatique
La recherche d’une dégustation plus précise a ensuite conduit à l’essor de la flûte tulipe plus arrondi et resserrée vers le col. Ce compromis entre esthétique et sa performance sensorielle favorise la concentration aromatique sans sacrifier l’élégance des bulles.
Aujourd’hui le champagne n’est plus seulement perçu comme un vin de fête : grâce à ces évolutions il est dégusté comme un grand vin à part entière dans des verres inspirés de ceux utilisés pour les vins tranquilles conçus pour révéler toute sa complexité.
Pourquoi le verre compte autant que le travail de la vigne et de la cave ?
Le vin s’exprime et dans chaque bulle il y a une nuance aromatique et en jouant avec le verre, la perception finale dépendra ainsi aussi de ce facteur extérieur : le verre, sa forme, sa taille et sa conception influencent directement la lecture sensorielle
Pour un vigneron c’est un outil stratégique aussi bien pour sa dégustation personnelle que pour la mise en valeur de ces cuvées. Un verre adapté permet aux vignerons de percevoir plus clairement l’équilibre entre fraîcheur vinosité et effervescence.
LORSQUE LES VINS CLAIRS sont dégustés…
C’est février mars le vigneron avec un chef de cave ou un œnologue déguste le vin clair en cours d’élaboration. Le verre tulipe ou le verre de type dégustation est idéal pour capter la finesse aromatique et analyser la structure.
Cette lecture sensorielle aide à prendre les décisions d’assemblage, de dosage ou de choix de tirage.
Techniquement on peut donc dire que différents verres tels que celui que je préfère et qui se dénomme l’Impitoyable ont été utilisés de longue date pour analyse le vin puis le Champagne. Pour voir plus allez sur le site pour lire l’article de 2025.
Aujourd’hui et face au client, le premier contact avec un champagne passe par le verre
et …. Aussi un peu par celui qui vous le sert…
En effet un contenant élégant reflète immédiatement le soin apporté au champagne !
Face aux spécialistes importateurs revendeurs ou restaurateurs, utiliser une technique capable de révéler la complexité d’une cuvée garantit que le message aromatique voulu par le producteur est bien perçu et peut être un atout de différenciation et de professionnalisme.
Le verre n’est pas un simple contenant il agit comme un révélateur sensoriel. Sa transparence sublime la couleur et l’éclat des bulles Sa forme oriente et concentre les arômes, tandis que l’épaisseur du buvant et la courbe de la paraison influence directement la perception en bouche.
Dans un verre adapté, le champagne exprime toute sa finesse sa complexité et son équilibre. Dans un verre inapproprié une partie de son identité se perd. Et surtout ne me parlez pas du blida qui est le contenant uniquement utilisé en cave pour le mout et que certains voudraient remettre à la mode…
L’expérience sensorielle du verre est le prolongement naturel du travail du vigneron.
Je vous conseille pour un Champagne blanc de blancs non millésimé afin qu’il révèle sa finesse sa minéralité et sa tension, de prendre des verres élancés et resserrés au buvant pour souligner justement la pureté et la tension donnée par la vitesse d’éjection du gaz carbonique naturel. (Voir article sur la vitesse des bulles).
Pour le Pinot noir ou le Meunier Afin de constater son caractère de vinosité de puissance et de fruité, je vous conseille plutôt des verres qui s’amplifient du pied vers le haut sans trop se refermer sur le buvant, cela favorisera la vinosité et la puissance quand on y met son nez.
Pour les Champagnes d’assemblages (au moins deux cépages) qui sont les plus nombreux et souvent bien équilibrés et matures à boire pour la soif et le plaisir immédiat, j’utiliserai des verres traditionnels de Champagne style flûte.
Pour les champagnes rosés selon qu’ils soient de macération de saignée ou d’assemblage, goûtez leur gourmandise de fruits rouges et l’élégance des arômes de fleurs ou de fruits (roses, violettes, cerises) buvez le dans des flutes forme tulipe un peu ouvert sur le haut ce qui va révéler à la fois la finesse des bulles et la gourmandise fruitée.
Le Champagne Millésimé et les cuvées de Prestige méritent les flûtes et verres de grand format afin d’exprimer leur complexité, richesse et profondeur. Le gros et grand verre qu’on ne remplit qu’à très petite quantité, permet au vin de restituer la richesse la complexité de son caractère.
Tipps à connaître :
✔ Ne remplissez le verre que jusqu’en dessous de la moitié (JAMAIS à ras bord), car les bulles ont besoin d’air pour s’exprimer et dégager les arômes.
✔ Servez le champagne entre 6 et 8 °C.
✘ Évitez les produits détergents, qui nuisent à la formation des bulles et contamineraient la prochaine dégustation.
✔ N’hésitez pas à donner un coup de torchon pelucheux à vos verres (il y laissera des particules) avant d’y verser le champagne pour favoriser l’effervescence.
En Champagne on parle de : BUVANT, PARAISON, PIED
Le bouton et la paraison (liaison entre pied et le contenant
La paraison se trouve juste au-dessus du bouton la partie du verre qui accueille le vin. Plus cette partie est large et plus la surface de contact du vin avec l’air est grande et par conséquent plus rapide est son oxygénation.
Cette partie qui lie le gobelet à la jambe du verre, est plus ou moins fine selon la méthode de fabrication. C’est la jointure qui lie le calice au pied.
Auparavant, le verre était fabriqué en trois parties séparées avant d’être soudé, mais la plupart des verres à pied sont aujourd’hui coulés en une seule pièce à partir d’un moule unique.
En fabrication artisanale , le gobelet et la jambe sont soufflés à partir de la même boule de verre : il n’y a pas de soudure entre les deux, donc pas de bouton visible.
En fabrication mécanique , les parties sont fabriquées séparément et soudées : le bouton
est donc plus marqué mais la bulle de Champagne est plus difficile à naitre c’est pour cela que beaucoup de verre à Champagne sont dépolis à cet endroit.
Le calice
Appelé aussi bol, gobelet ou ballon, le calice est le contenant. Le calice comprend donc le buvant, la cheminée, l’épaule et la paraison.
Le buvant
Tout en haut du verre se trouve le buvant. C’est le contour de l’ouverture et de la partie supérieure du verre sur laquelle se posent les lèvres. Il existe des buvants, épais, moyens et fins. Il est préférable d’utiliser des verres au buvant fin.
Cette partie supérieure du verre sur laquelle se posent les lèvres doit être la plus fine possible : plus le buvant sera fin, plus il se fera oublier sur les lèvres et permettra de mettre le vin en valeur. Le buvant est un élément à ne pas négliger dans le choix d’un verre à vin car il est signe de qualité !
L’épaule
Partie la plus large du verre. Elle est généralement le repère pour la limite du vin à servir ce qui évite de refermer les odeurs du vin. C’est dans cette partie que se développent les arômes au contact de l’air.
La cheminée
C’est la partie basse du gobelet qui accueille le vin. Elle peut être de forme ronde/galbée ou au contraire droite/angulaire. Cette partie du calice se rétrécit vers le haut pour concentrer les arômes du vin. Attention une cheminée trop étroite peut à l’inverse emprisonner les arômes.
Le pied
Désigne la jambe ou la tige et la cuvette. Il permet de relier la partie d’un verre à pied qui relie la base au contenant. Plus ou moins long, le pied permet de tenir le verre sans avoir à manipuler le gobelet, ce qui réchaufferait le vin.
La base du verre : la coupelle
Il s'agit de la coupelle en bas de la jambe sur laquelle repose le verre. La coupelle peut aussi être appelée « base ou socle. Une cuvette suffisamment large et proportionnée au gobelet est nécessaire pour un bon équilibre du verre mais aussi pour des raisons d’esthétisme
Pour aller plus loin
Voir les différentes parties d’un verre
🔗 Vitesse des bulles dans une flute de Champagne https://www.radiofrance.fr/franceinter/le-champagne-c-est-un-million-de-bulles-qui-remontent-a-0-5km-heure-7587527
🔗 réserver une visite chez Lehmann
https://www.lehmann-sa.com/experience/