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LE SAVIEZ-VOUS ?

La Fête des mères n'a pas été créée par des spécialistes du marketing, ni par le maréchal Pétain. Cette fête a des

origines multiples.

A quelle date la célèbre-t-on?

En France, on la fête généralement le dernier dimanche de mai. Une exception: *si la Pentecôte tombe le dernier dimanche de mai, alors la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin.

 

FETONS LES MERES AVEC DU  CHAMPAGNE GABRIEL BOUTET

 

bouteille festival       fetes de meres flyer 2020

 

Ô ma mère et ma nourrice !
Toi dont l’âme protectrice
me fit des jours composés
avec un bonheur si rare,
et qui ne me fus avare
ni de lait ni de baisers !
Je t’adore, sois bénie.
Tu berças dans l’harmonie
mon esprit aventureux,
et loin du railleur frivole
mon ode aux astres s' envole :
sois fière, je suis heureux.
J’ai vaincu l’ombre et le doute.
Qu’importe si l’on écoute
avec dédain trop souvent
ma voix par les pleurs voilée.
Quand sur ma lyre étoilée
tu te penches en rêvant !
Va, je verrai sans envie
que le destin de ma vie
n’ait pas pu se marier
aux fortunes éclatantes,
pourvu que tu te contentes
d' un petit brin de laurier.
16 février 1858
Théodore de Banville (1823-1891

 

 

photo deco fleur

 

La mythologie grecque célébrait déjà la mère de Zeus, Rhéa (ou Cybèle) au printemps.

Elle n'était pas la seule honorée puisque cette saison était déjà, dans les rites païens, l'occasion de célébrer la fertilité

Durant l’Antiquité 

On fêtait la mère des dieux et de la déesse de l’enfantement

Les Romains,

Au Ve siècle avant J.C., rendaient hommage aux femmes et aux mères. Cette fête portait le nom des « Matraliae » et célébrait Mater Matuta, la déesse de l’aube et de l’enfantement. Elle avait lieu le 11 juin, au moment où l’on se rapproche du solstice d’été.

Dans les églises primitives chez les chrétiens catholiques

lors du quatrième dimanche de Carême, le dimanche de Laetare les fiancés qui devaient se marier après Pâques étaient bénis au dimanche de Lætare. Le chant grégorien marquant le début d'une cérémonie, faisait référence au lait maternel: "Réjouis-toi, Jérusalem! Et rassemblez-vous. Soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse."  Les croyants se rendaient, non pas dans l'église la plus proche de chez eux, mais dans "l'église mère", c'est-à-dire la cathédrale ou l'église la plus importante de la région. Les familles s'y retrouvaient entières, une fois par an.  Ce dimanche de la maternité est donc né d'un mélange entre l’hommage au lait de la mère et celui rendu à "l'église mère".

XVIe siècle en L’Angleterre

Les Anglais instituent le « mothering Sunday » : le dimanche des mères. Il s’agit de donner le droit aux domestiques des grandes familles anglaises d’avoir un jour de repos afin de se retrouver en famille.

Au 19e siècle aux États-Unis

Julia Ward Howe initia en 1870 la Proclamation de la Journée de la mère, invitant les mamans du monde entier à s'unir afin d'obtenir la paix. Mais c'est surtout Anna Jarvis (1864-1948) très proche de sa mère, décédée le 9 mai 1905 qui associa pour la première fois cet événement à des fleurs. Le 10 mai 1908, elle dirigea une cérémonie afin d'honorer sa mère, "parmi toutes les mères". Ne pouvant y assister, elle envoya un télégramme et 500 œillets blancs. En 1912, elle crée l'association internationale pour la Journée de la mère. En 1914, les États-Unis en font une fête nationale officielle. Aujourd'hui encore, l'œillet y demeure un symbole: blanc pour une maman encore en vie, rouge pour une maman décédée.  

 Au XIXe siècle en France

En 1806, Napoléon Bonaparte évoque la création d’une fête des mères officielle, que l’on célébrerait au printemps. Mais l’idée tarde à se mettre en place. En 1897, l’Alliance nationale contre la dépopulation lance une autre idée : une fête des enfants, afin de mettre en avant l’importance de la fécondité et de mettre à l’honneur la famille.

 

La Première puis la Seconde Guerre mondiale

Ont été un facteur déclenchant pour l'officialisation de la Fête des mères dans d'autres pays, laquelle permet d'honorer nombre de parents y ayant perdu leur(s) enfant(s).

XXe siècle 

C’est à l’Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants d’Artas que l’on doit pourtant la toute première célébration des mères. Le 10 juin 1906, l’Isère décide alors de récompenser les mamans les plus méritantes, le tout dans une véritable ambiance de fête, avec des défilés dans les rues décorées.

 Le 16 juin 1918,

Le colonel de la Croix-Laval va instaurer la première « Journée des mères » officielle, à Lyon. C’est le début de la tradition.

Le 25 mai 1941

Le Maréchal Pétain institue définitivement la « journée nationale des mères ».

En 1942

Le maréchal Pétain donne un ton plus solennel à l'événement, notamment dans un message à la radio: Plutôt que de fêter les mamans, il s'agit de tout mettre en œuvre pour relancer le taux de natalité en France. Deux mères de neuf enfants se voient décerner le prix de Haut mérite maternel. Le village continue aujourd'hui de revendiquer la création de la Fête des mères en France. 

Le 24 mai 1950

Le président de la République Vincent Auriol promulgue un texte de loi instituant la fête des mères fixée au dernier dimanche de mai*si la Pentecôte tombe le dernier dimanche de mai, alors la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin.  « La République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la ‘Fête des mères’, organisée par le ministre chargé de la Santé. 

En 1950

La politique nataliste est toujours de rigueur. La loi du 24 mai indique que "la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d'une journée consacrée à la célébration de la Fête des mères". Le ministère de la Santé et l'Unaf (Union nationale des associations familiales) sont en charge de l'organisation de la célébration.  

 Aujourd’hui

La tradition veut également, dans certaines familles, que les mères reçoivent un cadeau ce jour-là. Ce qui en fait un bon argument commercial pour les marques et les grands magasins et surtout les fleuristes et pourquoi pas du Champagne

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image bouton de rose champagne gabriel boutet

 

Maurice Carême qui nous a tous accompagnés dans nos livres d’écoliers est né le 12 mai 1899.Il y a plus de fleurs

 

Pour ma mère, en mon cœur,

Que dans tous les vergers ;

Plus de merles rieurs

Pour ma mère, en mon cœur,

Que dans le monde entier ;

  

Et bien plus de baisers

Pour ma mère, en mon cœur,

Qu'on en pourrait donner.

MAURICE CARÊME

LA LANTERNE MAGIQUE

© Fondation Maurice Carême

 

 

En 1914, il écrit ses premiers poèmes, Il est nommé instituteur en septembre 1918 à Anderlecht-Bruxelles.

Il quitte Wavre pour s’installer dans la banlieue bruxelloise.

L’année suivante, il dirige une revue littéraire, Nos Jeunes, qu’il rebaptise en 1920 La Revue indépendante.

Son premier recueil de poèmes, 63 Illustrations pour un jeu de l’oie, paraît en décembre 1925. Entre 1925 et 1930, il est fasciné par les mouvements surréalistes et futuristes.

Il publie, en 1926, Hôtel bourgeois, en 1930, Chansons pour Caprine où apparaissent les reflets d’une vie sentimentale assez douloureuse, puis, en 1932, Reflets d’hélices.

En 1930, il fait une découverte qui va s’avérer essentielle pour toute sa démarche poétique – voire romanesque – celle de la poésie écrite par les enfants. C’est, pour Maurice Carême, une remise en question fondamentale au cours de laquelle il revient à une grande simplicité de ton. Il publie deux essais consacrés à ces textes d’enfants en 1933

Il fut avec. L’un des fondateurs du Journal des poètes, en 1931.

Le recueil Mère paraît en 1935. La simplicité profonde des vers lui vaut d’être remarqué par de nombreux critiques littéraires parisiens, dont celui du Mercure de France. L’œuvre reçoit, en 1938, le Prix Triennal de poésie en Belgique et inspire à Darius Milhaud sa Cantate de l’enfant et de la mère (Première mondiale au Palais des Beaux-arts de Bruxelles, le 18 mai 1938).


En 1943, Maurice Carême quitte l’enseignement pour se consacrer entièrement à la littérature..

En 1947, paraît La lanterne magique. L'impact sur la jeunesse est immédiat. Les enfants se reconnaissent littéralement dans cette œuvre. Rapidement, le nom de Maurice Carême se voit associé grâce à cet aspect de l'œuvre à celui de poète de l'enfance. De nombreuses œuvres paraissent et sont couronnées par des prix littéraires en Belgique et à l’étranger. 

A la Pentecôte 1954, Maurice Carême fait un premier séjour à l’abbaye d’Orval. C’est le début d’une période d’intense créativité, doublée d’une patiente mise au point de l’œuvre, qui ne s’interrompra qu’avec la mort.

A Orval, il écrit Heure de grâce qui paraît en 1957. Maurice Carême approfondit la lecture des grands mystiques, des philosophes, des sages de l’Inde, de la Chine, se penche sur le Zen, reprend les œuvres de Teilhard de Chardin, de Rabindranath Tagore.

Le 9 mai 1972, il est nommé Prince en poésie à Paris. Il crée le 4 décembre 1975 la Fondation Maurice Carême, fondation d’utilité publique. Il meurt le 13 janvier 1978 à Anderlecht laissant onze œuvres inédites parmi les plus graves qu’il ait écrites. Il est enterré à Wavre dans un lieu où il a joué, enfant (Mausolée Maurice Carême).

L’œuvre de Maurice Carême comprend plus de quatre-vingts recueils de poèmes, contes, romans, nouvelles, essais, traductions. Elle n'a cessé de fasciner les musiciens tant les compositeurs que les chansonniers. © Le Berrurier